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Oh ça alors ! L’hiver, il neige !

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(Je vous invite à cliquer sur tous les liens en rouge…)

« PARIS paralysé ! Trafic fortement perturbé ! 700 kilomètres de bouchons cumulés ! »

Voici ce que nous avons pu entendre aux informations cette semaine (ça fait bien rire nos amis québécois), et franchement c’est risible.

On apprend cela en maternelle : l’hiver s’étale de décembre à mars. Alors oui, nous sommes bien en hiver ! Et oui, l’hiver il fait froid, il neige et il gèle !

Il est vrai que ces dernières années, avec le réchauffement climatique, les citadins ont quasiment oublié à quoi ressemblait une ville enneigée… Et quand la neige arrive, nous sommes tous surpris !

D’accord nous ne sommes pas dans un pays nordique ! Et, hormis en montagne, nous sommes si peu souvent concernés par la neige, qu’il suffit de peu pour tout paralyser. Et ce ne sont pas quelques jours de galère par an qui vont nous inciter à tous équiper nos voitures de pneus neige (cependant, certains pays voisins ont rendu ces équipements obligatoires).

Pourtant, malgré tous les dérèglements climatiques de plus en plus fréquents qui nous empêchent parfois de nous rendre au travail (inondation, tempête ou neige dans notre cas), nous devons être à l’heure à notre poste ! Ceci sous peine de se faire regarder de travers par le chef de service, qui lui est arrivé au bureau à l’heure en prenant le métro,  alors que vous vous êtes levé plus tôt parce que la météo a annoncé du verglas, que vous avez roulé au pas pour que votre voiture ne se mette pas en crabe dès que vous effleurez la pédale de frein, que vous avez attendu votre train pendant 30 minutes parce que les caténaires étaient gelées, mais que finalement vous êtes arrivé, super stressé, avec une heure de retard ! (pour plus d’informations sur les retards des trains liés aux conditions hivernales, cliquez ici : les trains en hiver). Vous arriverez avec le même retard si vous habitez en périphérie d’une ville de banlieue, car vous devrez marcher plus d’un quart d’heure avant de trouver le premier transport en commun, hors service à cause des intempéries, et du coup vous farcir une heure de marche sur des trottoirs enneigés qui rendent le moindre faux-pas très dangereux (certains arrêtés municipaux et préfectoraux peuvent obliger les riverains à nettoyer ou dégager la partie de trottoir recouverte de neige ou de verglas devant leur domicile, mais cette obligation n’est pas toujours respectée…).

Mais nos économies occidentales n’acceptent pas qu’il y ait des conditions où il est normal que les services tournent au ralenti. Il faut toujours travailler, de plus en plus longtemps, de plus en plus loin.

Alors la question du télétravail refait surface

C’est en effet un atout dans bien des situations : On découvre que, grâce au télétravail, on peut continuer à travailler, et ce quelles que soient les conditions climatiques ! Je vous rappelle tout de même que ce mode de travail existe depuis pratiquement 20 ans ! (les prémices datent même de 1972…) Il serait donc peut-être temps d’arrêter de se poser des questions et de le mettre en application !

Alors si Xavier DE MAZENOD, fondateur du site ZEVILLAGE et interrogé par FRANCEINFO, souligne la baisse du stress, les économies engendrées et la hausse de la productivité, il oublie d’évoquer (en tout cas dans cet entretien) le bénéfice écologique du télétravail. En effet, en plus de tous les aspects déjà évoqués, cela évite le chauffage de 2 lieux distincts et entraine donc une diminution des émissions de CO2. Cette baisse est amplifiée par le transport devenu quasi inutile (vous devrez toujours emmener vos enfants à l’école ou faire les courses…).

D’autre part nombre de personnes sont touchées par le chômage, et pourtant des candidats dont le profil correspondrait à un poste ne peuvent y prétendre, car ils se trouvent trop éloignés géographiquement du lieu de l’entreprise, à part s’ils acceptent de déménager et de déraciner leur famille. Le télétravail efface la notion de distance.

Cette dernière notion permettrait même de relocaliser certains emplois qui se trouvent actuellement à l’étranger.

Alors même si tous les métiers ne sont pas adaptés au télétravail, il est évident qu’il faut développer ce mode de travail dans tous les cas où cela est possible.

Moins de bouchon, de stress et de pollution, plus de bien-être, de productivité et d’économies ! N’est-ce pas tentant ?

 Photos : Pixabay

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